SCAF : Airbus prêt pour une solution à deux avions
Ce contenu est réservé aux abonnés Air&Cosmos

SCAF : un système de systèmes.
Airbus
Ce contenu est réservé aux abonnés Air&Cosmos

SCAF : un système de systèmes.
Airbus
Ce n’est un secret pour personne, le Système de combat aérien du futur (Scaf) européen a du plomb dans l’aile. Si la coopération marche plutôt bien pour la majorité des « piliers » du programme, à en croire Guillaume Faury, président exécutif d’Airbus ou Olivier Andriès, directeur général de Safran – qui mettait récemment en avant sa coopération avec le motoriste allemand MTU – c’est le pilier n°1 qui concentre les principaux points de blocage. Or, ce dernier est central étant donné qu’il doit donner naissance au à l’avion de combat de nouvelle génération (NGF) au cœur du projet.
Celui-ci se heurte à la stérilité des négociations entre Dassault Aviation (mandaté par la France) et Airbus (représentant l’Allemagne et l’Espagne) pour définir une gouvernance une répartition des tâches claires depuis de long mois. A cette « situation tendue », comme la décrit Guillaume Faury et qui semblait déjà inextricable, s’est ajoutée une dimension politique avec un nouveau coup de bambou venu de Berlin. En dépit de spécifications posées par le départ par la France et l’Allemagne – dont les besoins sont certes assez éloignés avec la nécessité pour Paris de disposer d’un avion navalisable et apte à embarquer l’arme nucléaire (le futur missile ASN4G) – le chancelier Friedrich Merz a pointé le fait que Paris et Berlin sont « en désaccord sur les spécifications et les profils » du NGF, dans le podcast allemand Machtwechsel. « La question qui se pose maintenant est la suivante : avons-nous la force et la volonté de construire deux avions (...) ou seulement un seul ? », s’est alors interrogé le dirigeant allemand.