Comment Airbus Helicopters devient un droniste crédible
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Airbus Helicopters
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Airbus Helicopters
Parce que les drones et les hélicoptères seront désormais indissociables, Airbus Helicopters investit dans les drones, depuis une demi-douzaine d'années. Surtout depuis que l'Ukraine a rebattu les cartes. Airbus Helicopters a senti passer le vent du boulet, avec des narratifs assez pessimistes sur la fin proche des hélicoptères en haute intensité. Depuis, le conseiller militaire du désormais ex-PDG Bruno Even, le général Patrick Brethous, a nourri la réflexion, avec d'autres. Airbus Helicopters a racheté l'Américain Aerovel, fabricant du Flexrotor, en 2024. Puis, Bruno Even a repris en 2025 le pilotage de Survey Copter, créée en 1996 et jusqu'alors belle endormie dans le portefeuille d'Airbus Defence and Space.
Le résultat a été assez fulgurant. Sans rien changer aux produits ou presque, mais en révisant le marketing, les ventes se sont envolées. Survey Copter anticipe désormais un doublement de la production. En 2025, il a fabriqué 20 drones, essentiellement des petits tactiques Aliaca EVO et son dérivé VTOL (grâce à un contrat pour la Marine nationale). En 2026, il pourrait atteindre 40 drones, dont une dizaine de Capa-X, le plus gros drone jamais produit par la société. Il ajoute d’ailleurs un quatrième hangar sur son site de Pierrelatte (Drôme), pour accompagner les ventes escomptées.
Sur place, Air & Cosmos a pu mesurer l'évolution technologique de la société sur 30 ans, avec le Scorpio 1B, un micro-hélicoptère pour les forces spéciales françaises, puis le Drac fabriqué par Cassidian pour l'armée de Terre française. Cette première génération génère encore de l’activité à l’export, « comme en Autriche, révèle Christophe Canguilhem, PDG de Survey Copter. Nous avons signé un contrat de soutien en 2025, et nous savons qu'ils vont renouveler leur parc cette année. Nous comptons bien soumissionner ».