Europe spatiale : annonces autour de la militarisation des infrastructures
Ce contenu est réservé aux abonnés Air&Cosmos

Daniel Chrétien, A&C
Ce contenu est réservé aux abonnés Air&Cosmos

Daniel Chrétien, A&C
Il a marqué le premier jour de l'European Space Conference (ESC) à Bruxelles. Le 27 janvier, le commissaire européen à la défense et à l'espace Andrius Kubilius a ouvert l'ESC avec plusieurs annonces qui ont donné le ton sur l'état du spatial européen : préparer la guerre. Plus d'un an après le début de son mandat, Andrius Kubilius a pris ses marques tout en voyant l'Europe toujours plus menacée par la Russie et toujours plus abandonnée par son allié outre-atlantique. Tandis que plusieurs Etats membres de l'Union Européenne comme l'Allemagne, la France, l'Italie ou la Suède, se lancent dans des projets de constellations nationales pour leurs besoins de défense, Andrius Kubilius alerte sur "le risque de fragmentation alors que l'Europe a besoin d'être unie plus que jamais".
Le programme européen de communication spatiale en orbite basse Iris² était censé être livré à partir de 2031 conformément au contrat signé avec les industriels fin 2024. Ce 27 janvier, Kubilius a avancé la date de début des opérations de deux ans : "je crois que nous pouvons déployer les services initiaux à 2029". La semaine dernière, les fréquences militaires (en bande Ka) ont commencé à être utlisées. Cette accélération répond aux ambitions de certains Etats de vouloir disposer de leur propre constellation en attendant. L'Allemagne serait parmi les premiers tentés et déjà les industriels OHB et Rheinmetall se mettent en marche pour proposer une solution. L'Italie et la France sont également tentés. Emmanuel Macron en avait d'ailleurs parlé lors de son dernier discours aux armées.