• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Partenaires

Retour sur La Tribune
Défense et aérospatial

Une du journal Air&Cosmos

Dernière édition

Logo Air&Cosmos
  • Stratégies
  • Innovation & technologies
  • Aviation civile
  • Défense
  • Espace
Logo Air&Cosmos
  • Stratégies
  • Innovation & technologies
  • Aviation civile
  • Défense
  • Espace

Sélectionnez votre région

Logo Air&Cosmos

RECHERCHER

Loupe

DA
Défense & Aérospatiale
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
LT
La Tribune
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Entreprises & marchés
  • Institutions
  • Stratégie industrielle & Supply Chain
  • IA & Technologies avancées
  • Programmes
  • Recherche aéronautique
  • Aviation décarbonée
  • Drones & mobilité aérienne avancée
  • Compagnies aériennes
  • Aéroports et contrôle aérien
  • MRO
  • Aviation légère et d'affaires
  • Armées & opérations
  • Aéronefs
  • Drones & équipements militaires
  • MCO
  • Sciences & exploration
  • Lanceurs
  • Vols habités
  • Satellites & applications
  • Défense spatiale

Kiosque numériqueNewsletters
La TribuneLa Tribune DimancheLa Tribune Afrique
PartenairesÉvénements
Air & CosmosEspace

Il y a 50 ans, Symphonie, premier satellite européen de télécommunications

Photo de Pierre-François Mouriaux

Pierre-François Mouriaux

Publié le 19 décembre 2024 à 06:48 - Mis à jour le 06 mars 2026 à 15:26

6763cfb23d2a7

CNES

Le Magazine

N2977 ● 03 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Dernière minute

  • 15:00
    Kepplair vise une certification en 2027 pour le Forest Keeper
  • 08:08
    Lune : l’Italien Luca Parmitano sélectionné dans l’équipage Artemis 3
  • 13:22
    ArianeGroup, Exotrail, Aldoria, ThrustMe, Cailabs : quand Emmanuel Macron emmène le spatial français au Japon et en Corée du Sud
  • 13:15
    Vast embarque deux astronautes français
  • 13:41
    Un ICBM qui pose question

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

Facebook
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Partenaires
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
Le 19 décembre 1974, un lanceur américain place sur orbite Symphonie A, premier satellite européen dédié aux télécommunications construit par la France et l’Allemagne.

Après le départ du chancelier Erhard le 1er décembre 1966, lui succède Kurt G. Kiesinger (jusqu’en 1969). Ce dernier, bien qu’il soit profondément atlantiste, est néanmoins favorable au renforcement de la coopération franco-allemande, passablement distendue sous son prédécesseur. La question du satellite de télécommunications va offrir une opportunité…

L’enjeu des télécommunications spatiales en Europe

Depuis l’expérimentation de télédiffusion directe effectuée en 1962 avec les Américains, les Français souhaitent développer un programme de communications spatiales. Un premier avant-projet est échafaudé par le CNES et le CNET avec Safran (Satellite Afrique-FRANce), un satellite à défilement assurant les communications entre la France, l’Afrique, le Proche-Orient et certains territoires français d’outre-mer. Suit un projet plus ambitieux, Saros (SAtellite de Radiodiffusion à Orbite Stationnaire), un satellite géostationnaire pour la télévision, la radio et la transmission de données. La question est d’autant plus sensible que les Etats-Unis mettent en place en 1964 le consortium Intelsat, un service international de télécommunications par satellites… sous dominance américaine. Pour l’Europe (occidentale) se pose alors la question de l’indépendance.

Deux projets en un

Seules quelques nations européennes ont alors les moyens de développer des télécommunications spatiales, principalement la Grande-Bretagne, l’Allemagne, la France… La première choisit de se tourner vers les Etats-Unis, la seconde envisage de développer son propre projet, Olympia, avec la motivation que celui-ci soit opérationnel à l’occasion des jeux olympiques de 1972. La troisième monte au créneau avec un Saros 2 qui pourrait être européanisé. Finalement, les projets allemand et français apparaissent comme potentiellement concurrentiels. En juin 1966, un Groupe franco-allemand sur les satellites de télécommunications se met en place pour trouver une voie commune.

Le 1er décembre 1966, le nouveau chancelier allemand Kurt Kiesinger prend ses fonctions. Profondément atlantiste, celui-ci voit néanmoins dans l’affaire des satellites de télécommunications l’occasion de renforcer la coopération avec la France, avec l’opportunité d’accélérer la maîtrise de certaines technologies spatiales. De leur côté, les Français perçoivent la possibilité d’alléger les coûts financiers d’un programme complexe. Ainsi, le 6 juin 1967, un accord est signé entre Maurice Schumann, ministre français de la Recherche et son homologue allemand Gerhard Stoltenberg pour construire deux satellites de télécommunications, ainsi que la construction de deux stations sol à Raisting et à Pleumeur-Bodou.

« On pourrait l’appeler Symphonie »

En janvier 1968, un appel d’offres est lancé auprès des industriels allemands et français. Un Consortium industriel franco-allemand pour le satellite Symphonie (CIFAS) est établi autour de Nord Aviation (maître d’œuvre), avec Sud Aviation (qui se regroupe avec Nord en 1970 pour donner SNIAS / Aerospatiale), Thomson, CSF, SAT, Siemens, AEG, Telefunken, Messerschmidt-Bölkow et Junkers.

Newsletter

La Lettre Quotidienne

Entrez chaque jour au coeur des enjeux de l'aéronautique, de la défense et du spatial avec l'expertise de la rédaction et suivez les actualités structurantes de ces secteurs stratégiques.

Illustration de la newsletter La Lettre Quotidienne

Quant au nom Symphonie donné aux satellites, selon André Lebeau, alors directeur des programmes au CNES (1965-72), l’idée aurait été avancée lors d’une discussion entre lui et le représentant allemand : « j’ai déjeuné en tête à tête avec Monsieur Schendel. (…) il était préoccupé de trouver un nom pour le projet franco-allemand de satellite de télécommunications. Il me dit à table (…) : ʺmais vous Français avez toujours de très beaux noms pour vos projets. Par exemple, pour vos programmes de composants spatialisés, vous avez Concerto… et Concerto est très beauʺ. Je lui réponds que oui et, que pour un satellite, on pourrait prendre la catégorie au-dessus, on pourrait l’appeler Symphonie ».

La question du lancement

Les Symphonie devaient être lancés par la fusée européenne Europa 2. Toutefois, celle-ci rencontre un échec en novembre 1971 et, en avril 1973, le programme Europa est arrêté. Que faire ?

Le CNES propose alors de se tourner vers les Soviétiques, comme en témoigne Bernard Deloffre, secrétaire exécutif français du programme Symphonie en 1973-75 : « Pour des raisons probablement influencées par une volonté politique de ne pas dépendre exclusivement des Etats-Unis, une approche des Soviétiques fut proposée par le CNES qui entretenait déjà d’excellentes relations avec les acteurs de l’espace en URSS. Cette approche plaisait peu à nos partenaires allemands, mais ils acceptèrent de participer aux négociations qui eurent lieu à Moscou, et qui se déroulèrent favorablement. La négociation financière en particulier se termina par cette déclaration de la partie soviétique : ʺnotre prix : c'est simple, il est inférieur de 10% à celui que vous consent la NASA pour Thor Deltaʺ ». Toutefois, la démarche n’aboutit pas, car les Soviétiques veulent assurer seuls le transport, l’intégration et le lancement des satellites. Bernard Deloffre poursuit : « On revint donc vers la NASA, qui acceptait de lancer Symphonie à la condition de respecter l’article XIV des accords Intelsat, article qui revenait à interdire à la France toute exploitation opérationnelle de Symphonie ». Le 27 juin 1974, le protocole d’accord du lancement est signé avec la NASA, les deux satellites seront limités à un usage expérimental...

Lancement et enseignement

Le 19 décembre 1974, un Thor Delta 2914 place sur orbite géostationnaire le premier Symphonie, le second suit le 27 août 1975. D’une masse totale d’environ 200 kg (sans le moteur d’apogée), chaque satellite emporte deux répéteurs de 45 MHz, une antenne de réception et deux antennes d’émission. Les équipements embarqués permettent des émissions de radiodiffusion et de télévision, mais aussi de la transmission de communications téléphoniques, télégraphiques et de données.

Symphonie A et B fonctionnent jusqu’à respectivement le 12 août 1983 et le 19 décembre 1984. Premiers satellites mondial civils de télécommunications stabilisés sur trois axes, premiers satellites utilisant un moteur d’apogée bi-liquides à multi-poussées, ils ont notamment permis de former des spécialistes (ingénieurs, techniciens, opérateurs, etc.) et d’expérimenter de nombreuses applications (diffusion de télévision, télé-éducation, transmissions de données bidirectionnelles, visioconférences, etc.). Ils ont également montré la voie à la coopération avec d’autres pays en Afrique (Côte d’Ivoire, Egypte), en Asie (Chine, Inde, Iran), en Amérique (Argentine, Canada) et, en Europe, ils ont joué un rôle moteur dans la construction de l’Europe spatiale. Enfin, l’interdiction américaine d’utiliser commercialement les Symphonie a conforté les Européens à soutenir plus que jamais leur nouveau lanceur Ariane, dont le premier vol intervient le 24 décembre 1979.

Quelques références

- Un ouvrage : « France-Allemagne : une coopération scientifique privilégiée en Europe, de l’immédiat après-guerre au milieu des années 1980 ? », Corine Defrance, in La Guerre froide et l’internationalisation des sciences, CNRS Editions, 2016.

- Deux articles : « Michel Bignier et le programme Symphonie », Bernard Deloffre, in Espace & Temps, n°01, juillet 2007 ; « Le programme Symphonie », Les nouveaux récits de l’espace, Observatoire de l’espace du CNES

- Un film intitulé Symphonie, ORTF et CNES, 1974. En ligne sur le site de la vidéothèque du CNES

- Un documentaire, Symphonie, plus vite que la musique, réalisé par le CNES à l’occasion des « 50 ans d’aventures spatiales »

Philippe Varnoteaux est docteur en histoire, spécialiste des débuts de l’exploration spatiale en France et auteur de plusieurs ouvrages de référence

Pierre-François Mouriaux

Sur le même sujet

Antonio Filosa, le CEO de Stellantis, dans l'usine de Mulhouse, le 2 juin 2026.

Article annonces légales 3 - UB pour Air&Cosmos

Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit. Suspendisse nec elit vitae mauris pellentesque viverra sit amet ut nisi. Integer lacinia nunc eget congue pellentesque.

Annonces légales
Air France

Annonce légale 2 - UB pour Air&Cosmos

Alors que le programme français EPR2 reste la priorité du groupe, EDF tente de décrocher de nouveaux contrats aux Pays-Bas et en Pologne grâce à ses EPR.

Annonces légales
Corse

Annonces légales test

Annonces légales
Dans sa nouvelle architecture, la Commission entend d'abord réserver un tiers de ces fréquences à des usages gouvernementaux, civils ou militaires.

Article Annonces légales - Air&Cosmos

Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit. Mauris in lobortis elit. Nullam auctor, metus sed feugiat pretium, arcu nulla varius velit, quis vulputate elit erat sed leo.

Annonces légales
Le Kepplair 72 tel qu’il devrait être en pleine séquence de largage.

Kepplair vise une certification en 2027 pour le Forest Keeper

L’avion bombardier d’eau multirôle Kepplair 72, dit « Forest Keeper », devrait entamer ses essais de largage à la fin de cette année. Développé sur la base d’un ATR cargo, il doit arriver sur le marché l’an prochain.

Premium
Innovation & technologies
Artemis

Lune : l’Italien Luca Parmitano sélectionné dans l’équipage Artemis 3

La Nasa a annoncé ce mardi 9 juin la composition de l’équipage d’Artemis 3, qui inclut: Randy Bresnik, Andre Douglas, Frank Rubio et l'Italien Luca Parmitano.

Premium
Sciences & exploration
Artemis 3 : qui sera à bord ?

Lune : l’Italien Luca Parmitano sélectionné dans l’équipage Artemis 3

La Nasa a annoncé ce mardi 9 juin la composition de l’équipage d’Artemis 3, qui inclut : Randy Bresnik, Andre Douglas, Frank Rubio et l'Italien Luca Parmitano.

Espace
Arnaud Prost (à gauche) et Thomas Pesquet, le 1er juin au sommet Choose France à Versailles.

ArianeGroup, Exotrail, Aldoria, ThrustMe, Cailabs : quand Emmanuel Macron emmène le spatial français au Japon et en Corée du Sud

Face à la énième menace de Donald Trump de quitter l’OTAN, Emmanuel Macron a passé la semaine dernière au Japon et en Corée du Sud pour développer des partenariats stratégiques. Dans sa besace, il a emmené plusieurs dirigeants d’entreprises du spatial, qui en ont profité pour signer des contrats ou des partenariats.

MCO