• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Partenaires

Retour sur La Tribune
Défense et aérospatial

Une du journal Air&Cosmos

Dernière édition

Logo Air&Cosmos
  • Stratégies
  • Innovation & technologies
  • Aviation civile
  • Défense
  • Espace
Logo Air&Cosmos
  • Stratégies
  • Innovation & technologies
  • Aviation civile
  • Défense
  • Espace

Sélectionnez votre région

Logo Air&Cosmos

RECHERCHER

Loupe

DA
Défense & Aérospatiale
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
LT
La Tribune
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Entreprises & marchés
  • Institutions
  • Stratégie industrielle & Supply Chain
  • IA & Technologies avancées
  • Programmes
  • Recherche aéronautique
  • Aviation décarbonée
  • Drones & mobilité aérienne avancée
  • Compagnies aériennes
  • Aéroports et contrôle aérien
  • MRO
  • Aviation légère et d'affaires
  • Armées & opérations
  • Aéronefs
  • Drones & équipements militaires
  • MCO
  • Sciences & exploration
  • Lanceurs
  • Vols habités
  • Satellites & applications
  • Défense spatiale

Kiosque numériqueNewsletters
La TribuneLa Tribune DimancheLa Tribune Afrique
PartenairesÉvénements
Air & CosmosEspace

Il y a 20 ans, Alsat 1 engageait l’Algérie dans la conquête spatiale

Photo de Pierre-François Mouriaux

Pierre-François Mouriaux

Publié le 28 novembre 2022 à 16:57 - Mis à jour le 09 mars 2026 à 08:06

Alsat-1 SSTL

Alsat-1 SSTL

SSTL

Le Magazine

N2977 ● 03 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Dernière minute

  • 15:00
    Kepplair vise une certification en 2027 pour le Forest Keeper
  • 08:08
    Lune : l’Italien Luca Parmitano sélectionné dans l’équipage Artemis 3
  • 13:22
    ArianeGroup, Exotrail, Aldoria, ThrustMe, Cailabs : quand Emmanuel Macron emmène le spatial français au Japon et en Corée du Sud
  • 13:15
    Vast embarque deux astronautes français
  • 13:41
    Un ICBM qui pose question

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

Facebook
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Partenaires
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
Le 28 novembre 2002, un lanceur russe plaçait sur orbite Alsat 1, le premier satellite artificiel de l’Algérie. C’est alors plus qu’une fierté nationale…

Depuis leur indépendance recouvrée en 1956, Maroc et Algérie entretiennent des relations diplomatiques parfois tendues, notamment en ce qui concerne la question des frontières qui en 1963 entraîne même un violent conflit (guerre des Sables). Depuis, il subsiste une certaine rivalité, voire inimitié entre les deux Etats mêlant enjeux géopolitiques, militaires et économiques.

CNTS vs CRTS

En 1987, l’Algérie prend l’initiative de créer le Centre national des technologies spatiales (CNTS) à Arzew, dans la wilaya d’Oran, une commune où se trouve l’un des plus grands complexes pétrochimiques du pays. Les objectifs sont la mise en œuvre de projets intégrant la télédétection et les systèmes d’information géographique (SIG) pour la gestion des ressources naturelles, la protection de l’environnement, l’aménagement des territoires urbains et ruraux, sans oublier les infrastructures routières et ferroviaires. Ne voulant pas être en reste, le Maroc réplique en 1989 avec la mise en place du Centre royal de télédétection spatiale (CRTS), avec des objectifs similaires à ceux de l’Algérie…

Algériens et Marocains cherchent alors à maîtriser les technologies liées à la télédétection spatiale. Une véritable course à l’espace s’engage entre les deux pays. Pour réaliser son premier satellite d’observation de la Terre (Maroc-Tubsat), le CRTS se tourne vers l’Université technique de Berlin, tandis que le CNTS sollicite le Surrey Satellite Technology Ltd (SSTL), une société britannique récemment mise en place par l’Université du Surrey (1985).

L’Algérie dans le programme DMC

Alors que plusieurs nations souhaitent acquérir des technologies spatiales pour faire de l’observation de la Terre, SSTL propose la Disaster Monitoring Constellation (DMC), une famille de cinq microsatellites à coût réduit, dont le principal objectif est la surveillance des catastrophes. Un accord offre aux différents partenaires (Algérie, Chine, Nigéria, Royaume-Uni, Turquie – rejoints un peu plus tard par l’Espagne) la possibilité d’accéder à la constellation, permettant à chacun d’avoir un système de survol de son territoire d’une fois par jour. Le premier satellite de la DMC appelé à être lancé est Alsat (ALgérie SATellite). L’Algérie en profite pour envoyer au SSTL onze spécialistes parfaire leur formation et contribuer aux conception, développement et réalisation des sous-systèmes du satellite.

Dans les années qui suivent, l’Algérie se prépare à aller plus loin. Ainsi, le 16 janvier 2002, elle met en place l’Agence spatiale algérienne (ASAL) qui, à sa fondation, comporte environ une centaine de chercheurs et d’ingénieurs. A la différence du CNTS, chargé d’acquérir des connaissances en matière de techniques spatiales, l’ASAL reçoit la mission de déployer la politique spatiale nationale ; l’espace doit devenir « un vecteur important pour le développement économique, social et culturel du pays », soulignent les responsables.

Newsletter

La Lettre Quotidienne

Entrez chaque jour au coeur des enjeux de l'aéronautique, de la défense et du spatial avec l'expertise de la rédaction et suivez les actualités structurantes de ces secteurs stratégiques.

Illustration de la newsletter La Lettre Quotidienne

Les caractéristiques d’Alsat

D’une masse totale de près de 92 kg, Alsat a la forme d’un cube de 60 cm par 60 cm. Doté de panneaux solaires, le satellite est notamment équipé de senseurs solaires, de magnétomètres, d’un mat pour le contrôle du satellite (par gradient de gravité), d’un système de propulsion à gaz liquéfié pour le maintien en orbite. Quant au système d’imagerie ESIS (Extended Swath Imaging System), il est constitué de deux caméras fournissant une large fauchée de 640 km par 560 km, avec une résolution de 32 m dans trois bandes spectrales (proche infra-rouge, rouge, verte).

Le lancement

Onze mois après le Maroc-Tubsat, Alsat est lancé le 28 novembre 2002 par un lanceur russe Cosmos 3M depuis la base de Plessetsk. Les autres satellites de la DMC suivent en septembre 2003 (Bilsat / Turquie, NigeriaSat 1 / Nigéria, UK-DMC / Royaume-Uni), et en octobre 2005 (Beijing 1 / Chine). Placé sur une orbite héliosynchrone à 686 km, Alsat est aussitôt exploité pour la gestion des catastrophes naturelles, mais aussi pour les ressources (gestion de l’eau notamment). C’est un réel moment d’émotion et de fierté pour l’Algérie, qui fait ses premiers pas dans l’espace et confirme l’existence de compétences nationales « propulsant le pays dans le concert des nations avancées », notent plusieurs médias algériens.

Bilan et perspectives

Fonctionnant jusqu’en août 2010, le succès d’Alsat est total. L’Algérie acquiert un savoir-faire qui est aussitôt investi dans les entreprises, comme par exemple dans les secteurs de la micromécanique, des vibrations, des panneaux solaires, etc. Quant aux informations livrées par le satellite (réceptionnées par le centre d’Arzew), elles permettent d’obtenir de précieuses données pour la protection civile, comme lors des inondations du M’zab ou d’El-Bayadh. Toutefois, il semble bien qu’Alsat ait également été utilisé pour observer des activités et des installations militaires de certains voisins de l’Algérie, dont le Maroc et la Mauritanie. Cette démarche ne surprend guère, surtout lorsque l’on voit que les pays de la région sont engagés dans une véritable course aux armements…

Le succès d’Alsat incite naturellement l’Algérie à poursuivre le programme avec Alsat 1B (lancé le 26 septembre 2016), qui rejoint la DMC. Avec la génération Alsat 2, désormais gérée par l’ASAL, les capacités des nouveaux satellites sont améliorées tant dans la fréquence des prises de vues que des résolutions (2,5 m). Par ailleurs, si Alsat 2A est réalisé et intégré en France (puis lancé le 12 juillet 2010), Alsat 2B (lancé le 26 septembre 2016) est lui intégré en Algérie dans le Centre de développement de satellites (CDS) près d’Oran. L’Algérie s’émancipe peu à peu. Cette seconde génération améliore ainsi la couverture du territoire algérien, tout en élargissant les domaines d’étude, comme le cadastre steppique et saharien, le suivi des feux de forêts, la gestion du bâti et de la construction d’ouvrages d’art, etc. A propos du Alsat 2B, le directeur du CNTS, Azzedine Oussedik, a souligné dès novembre 2002 que « le microsatellite, qui nous permettra d´avoir une autonomie partielle en matière de données satellitaires, n´est pas une fin en soi car il constitue un moyen pédagogique et d´acquisition de savoir-faire dans ce domaine ».

Quelques références

- Un article : « Lancement du premier satellite algérien. A la conquête de l’espace », Salim Aggar, in L’Expression. Le quotidien, 30 novembre 2002

- Un second article : « Maroc-Algérie : la guerre froide même dans l’espace ? », Akram Kharief, 28 novembre 2018

- Le site de l’agence spatiale algérienne

- A propos de la DMC première génération, voir le site dédié

Philippe Varnoteaux est docteur en histoire, spécialiste des débuts de l’exploration spatiale en France et auteur de plusieurs ouvrages de référence

Pierre-François Mouriaux

Sur le même sujet

Antonio Filosa, le CEO de Stellantis, dans l'usine de Mulhouse, le 2 juin 2026.

Article annonces légales 3 - UB pour Air&Cosmos

Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit. Suspendisse nec elit vitae mauris pellentesque viverra sit amet ut nisi. Integer lacinia nunc eget congue pellentesque.

Annonces légales
Air France

Annonce légale 2 - UB pour Air&Cosmos

Alors que le programme français EPR2 reste la priorité du groupe, EDF tente de décrocher de nouveaux contrats aux Pays-Bas et en Pologne grâce à ses EPR.

Annonces légales
Corse

Annonces légales test

Annonces légales
Dans sa nouvelle architecture, la Commission entend d'abord réserver un tiers de ces fréquences à des usages gouvernementaux, civils ou militaires.

Article Annonces légales - Air&Cosmos

Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit. Mauris in lobortis elit. Nullam auctor, metus sed feugiat pretium, arcu nulla varius velit, quis vulputate elit erat sed leo.

Annonces légales
Le Kepplair 72 tel qu’il devrait être en pleine séquence de largage.

Kepplair vise une certification en 2027 pour le Forest Keeper

L’avion bombardier d’eau multirôle Kepplair 72, dit « Forest Keeper », devrait entamer ses essais de largage à la fin de cette année. Développé sur la base d’un ATR cargo, il doit arriver sur le marché l’an prochain.

Premium
Innovation & technologies
Artemis

Lune : l’Italien Luca Parmitano sélectionné dans l’équipage Artemis 3

La Nasa a annoncé ce mardi 9 juin la composition de l’équipage d’Artemis 3, qui inclut: Randy Bresnik, Andre Douglas, Frank Rubio et l'Italien Luca Parmitano.

Premium
Sciences & exploration
Artemis 3 : qui sera à bord ?

Lune : l’Italien Luca Parmitano sélectionné dans l’équipage Artemis 3

La Nasa a annoncé ce mardi 9 juin la composition de l’équipage d’Artemis 3, qui inclut : Randy Bresnik, Andre Douglas, Frank Rubio et l'Italien Luca Parmitano.

Espace
Arnaud Prost (à gauche) et Thomas Pesquet, le 1er juin au sommet Choose France à Versailles.

ArianeGroup, Exotrail, Aldoria, ThrustMe, Cailabs : quand Emmanuel Macron emmène le spatial français au Japon et en Corée du Sud

Face à la énième menace de Donald Trump de quitter l’OTAN, Emmanuel Macron a passé la semaine dernière au Japon et en Corée du Sud pour développer des partenariats stratégiques. Dans sa besace, il a emmené plusieurs dirigeants d’entreprises du spatial, qui en ont profité pour signer des contrats ou des partenariats.

MCO