Le satellite radar ERS-1 fête ses 25 ans
Ce contenu est réservé aux abonnés Air&Cosmos
Ce contenu est réservé aux abonnés Air&Cosmos
ERS-1, pour European Remote-Sensing Satellite-1 (satellite européen de télédétection-1), fut le premier satellite d'observation de la Terre développé par l'Agence spatiale européenne.
Placé par une Ariane 40 (vol 44) sur une orbite polaire, à 785 km d’altitude et avec une période de 100 minutes, il pesait 2 157 kg au décollage. Sa plate forme, qui réutilisait celle développée pour les satellites d'observation français Spot, mesurait 12 m de long et 2,5 m de large, et l'antenne radar et les panneaux solaires (fournissant jusqu’à 2,6 kW) portaient l'envergure à 12 m. Sa charge utile (888,2 kg) comprenait un radar à synthèse d'ouverture d’une longueur d’onde de 5,7 cm (soit 5,3 GHz en bande C), un radiomètre passif, un altimètre en bande Ku, un radiomètre micro-ondes, un instrument d’analyse de la couche d'ozone et un scatteromètre pour mesurer la vitesse du vent. Son faisceau balayait une bande au sol de 4 000 km de long et de 100 km de large, générant des images d’une résolution de 30 m. C’était à l’époque le satellite le plus avancé et le plus complexe de son temps, mais également le premier satellite européen doté d’un radar et d’une instrumentation hyperfréquence chargés de prendre des mesures et d’acquérir des images au-dessus des terres et des océans. Il était ainsi pour la première fois possible d’observer des régions du globe habituellement dissimulées par le brouillard ou les nuages.