Gagner en maturité dans l’art de la défense spatiale, la mission du nouveau centre d’excellence de l’Otan.
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À Toulouse, la base aérienne 101 à vocation spatiale « Général Robert Aubinière » est installée au sein d’un très dynamique technopôle, voisin du Cnes et d’Airbus. Le 19 janvier, l’ambiance y est solennelle, car on inaugure le nouveau centre d’excellence spatial (Space Centre of Excellence, ou Space CoE) de l’Otan, en face du centre des opérations du Commandement de l’Espace de l’Armée de l’Air et de l’Espace. « Lorsque d’autres sont chargés de porter l’épée et de mener à bien nos opérations, il est du devoir de ce centre de contribuer à l’incarnation de son esprit », précise la ministre déléguée auprès de la ministre des Armées et des Anciens combattants Alice Rufo dans son discours communiqué à Air & Cosmos, bien qu’elle n’ait pas pu venir. Tel est le but : gagner en maturité dans l’art de la défense spatiale.
Le lendemain, le colonel Sylvain Debarre, directeur du centre, nous fait visiter. Cela ressemble à un institut, avec un auditorium pour accueillir des séminaires et des salles de cours pour une montée en compétences à la carte (ateliers, simulations, etc.). La formation est un des quatre piliers qui définissent la mission du CoE, avec l’analyse et le retour d’expérience, la veille technologique, et enfin la doctrine. Avec un budget annuel de 500 000 euros, le centre a reçu l’accréditation de l’Otan en 2023 et a déjà atteint sa pleine capacité opérationnelle.
Les effectifs sont déjà presque complets : 39 sur 44. Est-ce exceptionnel ?
Avec 90 % de taux de remplissage des effectifs, nous sommes plutôt bien lotis. Cela montre que les nations nous portent un intérêt avéré. Elles ont un certain nombre de postes à honorer pour ce centre d’excellence, qui en est un parmi d’autres.