Ce 20 octobre 2025, l’OTAN organisait une compétition anti-drone au sein du centre d’essai de la Direction Générale de l’Armement (DGA) de Biscarrosse. Ce jour-là, pas de tir de missiles stratégiques M51 ou de missiles antiaériens Aster 30 mais bien le lancement d’un drone cible Banshee Jet 40 (BJ40). Les compétiteurs devaient alors pouvoir intercepter le BJ40 à l’aide d’un drone anti-drone. Cependant, un imprévu a augmenté la difficulté de l’essai : la pluie et de forts vents.
Finalement, un seul drone intercepteur a pu décoller et a réussi une interception cinétique. Le drone en question était un drone ukrainien mais équipé d’un cerveau très puissant : l’intelligence artificielle de la pépite française Alta Ares.
Concrètement, le drone était équipé d’une caméra et télépiloté depuis la Ground Control Station (GCS) d’Alta Ares. Il comprenait le tout nouveau logiciel Pixel Lock C-UAS, spécialement conçu par l’entreprise française dans une optique de drones intercepteurs. Après identification de la menace par les données radars, le pilote a positionné l’intercepteur dans la zone de passage du drone cible. Dès qu’une accroche visuelle a été obtenue, Pixel Lock C-UAS a pris le contrôle du drone et, grâce à l’IA, a guidé automatiquement le drone intercepteur vers la cible. L'entreprise française nous a précisé que le pilote reprenait le contrôle dans les derniers mètres pour activer la charge explosive embarquée.