Pas de relâche au Moyen-Orient
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Centcom
Au 10 mars, alors que nous mettons sous presse, les frappes continuent de se multiplier sur le théâtre du Moyen-Orient. Avec le temps, les images satellites et informations disponibles en sources ouvertes permettent enfin de confirmer de nombreuses pertes pour les forces armées et milices iraniennes. De nombreuses bases aériennes ont été ciblées, avec des destructions visibles sur des bâtiments mais aussi sur les pistes et taxiway, comme ce fut le cas à Hamadan ou Dezful. De nombreux appareils ont été détruits au sol : deux Su-22, un F-4, quatre MiG-29, deux C-130H, quatre Il-76MD… Dans les airs, la domination est totale, avec un Yak-130 abattu par un F-35I israélien et une absence totale d'opposition de la part de la chasse iranienne. Israël annonce également avoir détruit les derniers F-14 iraniens. L’Iran ne peut pas non plus faire voler ses avions en dehors de son espace aérien, deux Su-24 ayant été abattu par des F-15QA qataris, le 2 mars dernier. Postes de commandement, sites de production de missiles ou de drones, sites de lancement, bases navales et navires, toutes les cibles militaires sont traitées, sans compter les cibles politiques. Le 9 mars, le commandement central américain (Centcom) annonçait, en une semaine seulement, avoir frappé plus de 5 000 cibles.
Donald Trump a eu beau déclarer que le conflit était « quasiment fini » le 9 mars, la situation ne semble pas se diriger vers la désescalade. Le déploiement au Royaume-Uni de trois B-52H et trois autres B-1B laisse à penser que l’US Air Force cherche à rapprocher ses bombardiers tout en restant à distance d’éventuels drones iraniens. Et en miroir, l’Iran continue de frapper les pays du Moyen-Orient, y compris Israël.