Aéroportuaire : le groupe ADP dévoile l’avenir de Paris CDG
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"CDG & VOUS". C'est le nom de la concertation sur la vision d'aménagement de Paris CDG à l'horizon 2035/2050 qui va être lancée le 8 avril prochain et qui va durer trois mois, jusqu'au 8 juillet 2025.
Comme pour l'aéroport d'Orly, cette nouvelle vision a été rendue nécessaire par la nécessité de concilier la continuation du développement de la plateforme avec les impératifs de la transition environnementale qui impose que Paris CDG neutre en émission de carbone à l'horizon 2035 pour ses opérations au sol (scope 1 et 2) et en totalité à l'horizon 2050. Pour concilier ces deux impératifs, la direction du groupe ADP prévoit donc une augmentation mesurée du trafic. A l'horizon 2035, une faible hausse du nombre de mouvements (fret et passagers) de +7% par rapport à 2019 est projetée, soit environ 534 000 mouvements au total par an, pour une augmentation modérée des passagers accueillis, de l'ordre de +16% en 2035 par rapport à 2019, soit 88 millions de passagers (contre 76 millions en 2019). A l'horizon 2050, les prévisions de trafic actuelles anticipent une augmentation du nombre de mouvements de 19% par rapport à 2019, soit environ 592 000 mouvements par an (passagers et fret), pour une augmentation du nombre de passagers accueillis de l'ordre de 38% par rapport à 2019, soit 105 millions de passagers. Aussi pour la période à venir, le taux de croissance annuel moyen du nombre de passagers devrait se situer autour de 1 à 1,5% par an.
Le groupe ADP rappelle que l'objectif est de répondre à la croissance des besoins, sans sur-dimensionner les capacités, de manière progressive dans le temps, en fonction de la demande constatée. « C’est un projet porteur de sens et qui sera, je l’espère, après qu’il soit enrichi, retravaillé, partagé largement, un motif de fierté collective », explique Philippe Pascal, PDG du groupe ADP. « Mon ambition pour l’entreprise, c’est qu’elle devienne une référence mondiale en termes d’attractivité, d’hospitalité et de transition environnementale. Et ce projet tout particulièrement va concourir à cette grande ambition pour le groupe. Le projet doit permettre d’assurer la pérennité de notre infrastructure, qu’elle puisse s’adapter, se transformer, s’ajuster aux besoins actuels et futurs. Ce projet incarne quatre convictions que j’ai déjà exposées devant l’Assemblée Nationale et le Sénat. Tout d’abord, la conviction que l’on ne recourt à l’aérien que lorsqu’il est justifié. Le « tout aérien » n’est pas responsable. Et pour cela, il faut développer l’inter-modalité comme une solution gagnante pour transformer notre secteur. La connectivité entre l’avion et le train est au cœur de ce projet. La deuxième conviction est qu’il va nous falloir accélérer sur la décarbonation de notre secteur. Ce projet porte cette accélération, cette transition environnementale et ce souhait de la sobriété. Nous avons tout pour accélérer la décarbonation de nos opérations au sol, accélérer la décarbonation de nos constructions, et concourir à accompagner nos compagnies aériennes pour accélérer leur propre décarbonation par la constitution d’une filière d’approvisionnement de carburants durables. La troisième conviction c’est une insertion réussie dans les territoires, pour un avenir durable. C’est la connexion de notre infrastructure avec ses territoires. Le projet que nous présentons ancrera ce lien et créera de nouvelles utilités pour nos voisins. Cela va être à l’origine de création d’emplois, de mobilités et d’interconnexions plus fortes avec les territoires, et à l’origine d’un développement de nouvelles énergies décarbonées pour l’aéroport mais aussi pour ses voisins. Nous allons ainsi assumer pleinement notre rôle d’aménageur du territoire, ouvert sur les autres, plutôt que recroquevillé sur une ville aéroportuaire. La quatrième conviction, c’est la garantie d’une contribution positive. Pour les clients passagers tout d’abord, avec plus de sécurité, plus de fluidité, plus de qualité, plus de ponctualité. Mais aussi pour nos clients compagnies aériennes, avec des infrastructures qui sont adaptées à leurs besoins, des infrastructures qui sont performantes, des infrastructures qui peuvent accompagner leur développement. Et enfin une contribution positive pour nos territoires, nos partenaires et nos salariés, par là aussi une plus forte interconnexion, notamment par l’améliorations des accès à l’aéroport », explique Philippe Pascal.