Remettre l’aviation d’affaires à disposition des chefs d’entreprise
Ce contenu est réservé aux abonnés Air&Cosmos

Capture d’écran 2023-05-25 à 11.23.53
Moove
Ce contenu est réservé aux abonnés Air&Cosmos

Capture d’écran 2023-05-25 à 11.23.53
Moove
Ces derniers temps, l’aviation d’affaires a été exposée et perçue sous le plus mauvais angle. Considérée comme étant l’apanage d’une catégorie très aisée de personnes, elle a eu très mauvaise presse car considérée comme polluante et exclusive. « Pendant de longues années, le secteur de l’aviation d’affaires a un peu tendu le bâton pour se faire battre. Par opposition son usage aux Etats-Unis est totalement différent de ce qu’il en est fait en Europe. C’est vraiment sous cet angle professionnel que nous cherchons à la développer, au sein de Moove », commente Arthur Ingles, PDG de Moove et ancien de Daher. « Pendant six ans, j’ai dirigé la stratégie produit, le marketing et la communication du groupe Daher, qui fabrique les TBM et qui a racheté Kodiak. Daher est le quatrième avionneur français et l’un des leaders du monoturbine à l’échelle mondiale. C’est une excellente maison, dans le sens où c’est un petit Airbus, avec la même complexité de produit, avec un marché final qui est celui des pilotes propriétaires et des toutes petites compagnies aériennes. Ce marché est très intéressant parce qu’il est constitué de gens passionnés et de très haut niveau », commente Arthur Ingles.
Pourtant, force est de reconnaître que cette aviation d’affaires est assez méconnue par le cadre dirigeant moyen français et même européen. « C’est le constat que j’ai dressé lorsque l’idée de créer Moove a germé. 90 % des chefs d’entreprise auxquels je m’adressais n’avaient pas conscience qu’un petit aérodrome était à proximité de chez eux, qu’ils pouvaient faire un vol direct jusqu’en Roumanie ou même un aller-retour hexagonal dans la journée. Le bilan économique de ce déplacement avec une équipe de cadres est largement favorable à l’aviation d’affaires, notamment si l’on prend en compte la valeur temps, une donnée que le débat public oublie quelque peu », commente Arthur Ingles.
La valeur temps ou plutôt le gain de temps offert par l’avion d’affaires, un argument toujours mis en avant outre-Atlantique et dont la véracité n'est plus à démontrer. « Parce que sans optimisation du temps, pas de gain de productivité et sans productivité, l’on ferme des usines dans les régions dénuées d’infrastructures lourdes : aviation commerciale, TGV ou encore autoroute… Je suis donc parti de ce constat, qu’il y a un marché extrêmement large de cadres et dirigeants qui peuvent se déplacer avec leurs équipes et qui ont de forts besoins de déplacements. De plus, l’aviation d’affaires est un secteur en pleine croissance. Il n’y a jamais eu autant de vols qu’en 2022, avec 15 % de vols supplémentaires. Comment faire ouvrir les yeux à ces personnes ? C’est un des axes clé de Moove, notre jeune pousse qui a été lancée avec l’objectif de populariser l’usage de l’aviation d’affaires vers les professionnels, avec une plateforme de marché et de gestion au service des compagnies. Cela met en valeur les avantages de l’aviation d’affaires et favorise à la fois les compagnies aériennes et les corporate flight department -les compagnies aériennes internes des grandes entreprises- », explique Arthur Ingles.