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Le lanceur lunaire SLS dans le collimateur

Photo de Pierre-François Mouriaux

Pierre-François Mouriaux

Publié le 08 décembre 2024 à 07:55 - Mis à jour le 06 mars 2026 à 15:26

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N2977 ● 03 juillet 2026

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Depuis la réélection de Donald Trump et la nomination d’Elon Musk à la codirection du ministère de l’Efficacité gouvernementale, le lanceur lunaire de la Nasa semble sur la sellette. Sur la Space Coast, les langues se délient.

Sans filtre

Il s’est révélé fort instructif de séjourner autour du Centre spatial Kennedy en Floride quelques jours après la victoire sans appel de Donald Trump et au moment de la rumeur d’un arrêt pur et simple du lanceur lunaire de la Nasa, le dispendieux SLS (Space Launch System) – qui, aux dernières nouvelles, ne devrait pas revoler avant septembre 2025... En particulier, nous avons été surpris d’entendre des critiques sans retenue au sujet du mégalanceur construit par Boeing, même dans des cadres officiels. Ainsi, lors d’une visite touristique en bus des installations de la Nasa sur Merritt Island, le guide (supposé vanter les mérites de l’agence spatiale américaine) n’a pas hésité à faire ce commentaire : « Ici au KSC, nous préparons le programme Artemis, qui doit permettre le retour sur la Lune des Etats-Unis, avec la première femme, le premier homme de couleur et le premier non-Américain. Mais, bien qu’il utilise de vieilles technologies comme les moteurs de la navette spatiale, le lanceur SLS (qui doit expédier le vaisseau Orion et son équipage vers la station lunaire Gateway) accuse du retard. En revanche, le programme Artemis compte aussi des sociétés privées, qui n'ont pas l'inertie de la Nasa ; on va voir si Elon arrive à accélérer tout ça, avec notamment son superlanceur Starship… »

Pierre-François Mouriaux

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