Le Premier ministre l'avait lui-même annoncé en défendant sa politique de défense. L'actualisation de la loi de programmation militaire va amener plus de 8,5 milliards d'euros dans les munitions (missiles et munitions téléopérées, obus) et drones. Difficile néanmoins à ce stade d'aller plus loin dans l'analyse puisque la ventilation entre les différents programmes n'est pas précisée à ce stade, pas plus que les cibles visées en valeur absolue.
On sait que la France a notamment relancé la production du Scalp-EG, mais aussi qu'elle doit financer l'achat d'une capacité de frappe longue portée (Safran et MBDA semblent croire à leurs chances) et qu'il faut aussi renouveler les LRU de l'armée de terre. À ce stade, il n'est pas non plus spécifié comment les MICA déjà lancés dans les cieux du golfe Persique vont être compensés. Directement par les Émiratis eux-mêmes, qui détiennent des MICA IR (mais dont il faudra avoir une exacte visibilité sur le potentiel, qui se réduit à chaque vol) ? Ou par le budget des armées, par financement des opérations extérieures ? On sait néanmoins que très régulièrement, ces dépenses sont en fait financées sur le gras.