Stéphane Burton (président du BSDI) : « Il est important que la Belgique s’inscrive dans l’un des programmes d’avion de combat du futur »
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Portrait de Stéphane Burton
Groupe Orizio
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En tant que président du Belgian Security & Defence Industry (BSDI), comment accueillez-vous Bedex, la toute première édition d’un salon de l’armement en Belgique ?
J’accueille positivement ce salon. Il permettra de répondre à différents besoins, en offrant avant tout l’occasion de mettre en exergue nos savoir-faire belges vis-à-vis de l’étranger. Il est également important de montrer que l’industrie de la défense est résolument technologique, qu’il s’agisse de technologies de défense pouvant trouver des applications civiles ou, inversement, d’innovations civiles susceptibles d’être adaptées aux besoins de la défense. Cette dimension duale est un atout majeur pour notre écosystème industriel et technologique.
Comment anticipez-vous ce salon ?
Tout le monde a répondu présent en Belgique, et la participation internationale sera également au rendez‑vous. Il est important de rappeler qu’un salon ne se mesure pas uniquement au nombre de contrats annoncés, mais surtout à la qualité et à la diversité des participants.
Ayant pris part à de nombreux salons aéronautiques internationaux (Salon du Bourget, Farnborough, Dubai Airshow, entre autres), j’ai pu constater que peu de nouvelles affaires se concluent directement sur place. En revanche, ces événements permettent de sentir le climat des affaires, de comprendre les tendances du secteur et de rencontrer des acteurs politiques clés. Bedex sera un succès s’il parvient à favoriser les rencontres entre acteurs professionnels et à créer les conditions propices à l’émergence de nouvelles opportunités. L’essentiel réside dans la qualité des échanges et la capacité à transformer ces contacts en projets concrets à moyen ou long terme.
Et à un niveau européen, comment envisager le domaine de la défense ?
Ce que j’espère, c’est un renforcement de la défense européenne. Aujourd’hui, nous ne constatons pas suffisamment de volonté d’établir une véritable politique commune de défense européenne. Cependant, nous constatons que l’Otan dispose déjà d’une gouvernance de défense solide, assortie d’une capacité d’opération militaire.
Et qu’en est-il des coopérations multilatérales ?
Les coopérations multilatérales au sein de l’Europe se révèlent particulièrement efficaces. La Belgique et les Pays‑Bas en offrent un exemple fort avec leur partenariat naval. De même, la coopération terrestre entre la Belgique et la France, à travers le programme Capacité Motorisée (CaMo), illustre la volonté de construire des capacités communes et interopérables. À cela s’ajoutent les opérations conjointes. L’arraisonnement de l’Ethera par les forces armées belges, réalisé en coordination directe avec les forces armées françaises, démontre combien ces collaborations peuvent se traduire en actions concrètes sur le terrain. Ces partenariats multilatéraux fournissent aujourd’hui des exemples concrets de construction de l’Europe de la Défense.
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