"Devenir l'acteur incontournable de la mobilité régionale en France". (Carlos Muñoz, fondateur et directeur général de Volotea)
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Comment envisagez-vous la croissance de votre flotte alors que le rythme des livraisons d’avions s’améliore ?
Volotea affiche des ambitions de croissance positives, avec pour objectif de doubler sa flotte, passant de 41 appareils à l’été 2025 à plus de 80 avions d’ici 2029. Actuellement, Volotea exploite une flotte composée à 100 % d’appareils en leasing, mais l’acquisition d’avions en pleine propriété pourrait devenir une option à mesure que la compagnie poursuivra sa croissance.
Nous anticipons une augmentation de la disponibilité de notre avion cible - l’A320ceo de milieu de vie équipé de moteurs CFM - au cours des prochaines années, la livraison de nouveaux appareils par les constructeurs réduisant la propension des autres opérateurs à prolonger l’exploitation d’avions de milieu de vie.
Dans le cadre de notre stratégie à long terme, nous continuerons à étudier d’autres opportunités de flotte. Qu’il s’agisse d’un nouveau type de motorisation ou d’un nouveau type d’appareil, ces options seront évaluées au cours des 12 à 24 prochains mois. Néanmoins, pour les prochaines années, l’A320ceo restera au cœur de la flotte.
La flotte n’est jamais figée dans le temps : à mesure que la technologie évolue, nous devons rester prêts à nous adapter si la bonne opportunité se présente.
Quel choix avez vous fait pour les motorisations ?
Les moteurs de Volotea sont exclusivement des CFM56-5B, qui équipent l’A320ceo (à noter que Volotea n’exploite pas le moteur CFM LEAP, qui équipe l’A320neo et fait actuellement l’objet de difficultés). Le CFM56-5B est une technologie de motorisation mature, offrant une très grande fiabilité et une économie d’exploitation bien maîtrisée. Comparé aux motorisations plus récentes, le CFM56-5B est aujourd’hui particulièrement recherché.
Il a également été produit en très grandes quantités et, selon les prévisions, plus de 1 000 A320ceo équipés de ces moteurs seront encore en service jusqu’au milieu des années 2030. Volotea entend tirer parti de la disponibilité de ces actifs à mesure qu’ils arriveront en fin de contrat de leasing chez des opérateurs disposant de carnets de commandes importants pour de nouveaux avions.
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Qui s’occupe de la maintenance de vos appareils ? Est que tout est centralisé en Espagne ou avez-vous recours à des partenaires européens ?
Nous opérons selon un modèle de maintenance mixte. Celui-ci repose sur une équipe d’environ 140 ingénieurs techniques intégrés à l’organisation Volotea, qui assurent les activités de maintenance quotidienne. Ces équipes sont basées à Venise, Vérone, Oviedo et Bilbao, avec un projet d’extension prochaine en France.
En complément, nous nous appuyons sur des partenaires stratégiques pour les opérations de maintenance lourde (« heavy maintenance »). Dans ce domaine, nous collaborons principalement avec Air France-KLM, ainsi qu’avec Heavy Tech, Aeroplex, Jobair, Atitech et GE pour la maintenance des moteurs, qui constituent nos partenaires clés.
Cette approche nous permet de bénéficier d’une flexibilité maximale dans la maintenance de notre flotte, tout en contribuant à l’activité économique des régions dans lesquelles nous opérons.
En 2023, nous avons signé un accord de maintenance à long terme, de six ans, avec Air France KLM, couvrant 65 % de nos besoins en maintenance et représentant notre plus important partenariat dans ce domaine.