• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Partenaires

Retour sur La Tribune
Défense et aérospatial

Une du journal Air&Cosmos

Dernière édition

Logo Air&Cosmos
  • Stratégies
  • Innovation & technologies
  • Aviation civile
  • Défense
  • Espace
Logo Air&Cosmos
  • Stratégies
  • Innovation & technologies
  • Aviation civile
  • Défense
  • Espace

Sélectionnez votre région

Logo Air&Cosmos

RECHERCHER

Loupe

DA
Défense & Aérospatiale
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
LT
La Tribune
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Entreprises & marchés
  • Institutions
  • Stratégie industrielle & Supply Chain
  • IA & Technologies avancées
  • Programmes
  • Recherche aéronautique
  • Aviation décarbonée
  • Drones & mobilité aérienne avancée
  • Compagnies aériennes
  • Aéroports et contrôle aérien
  • MRO
  • Aviation légère et d'affaires
  • Armées & opérations
  • Aéronefs
  • Drones & équipements militaires
  • MCO
  • Sciences & exploration
  • Lanceurs
  • Vols habités
  • Satellites & applications
  • Défense spatiale

Kiosque numériqueNewsletters
La TribuneLa Tribune DimancheLa Tribune Afrique
PartenairesÉvénements
Air & CosmosAviation civile

Bruxelles : la bataille du SAF est engagée

Photo de Jean-Baptiste HEGUY

Jean-Baptiste HEGUY

Publié le 04 mars 2026 à 14:57 - Mis à jour le 06 mai 2026 à 07:53

Premium

Ce contenu est réservé aux abonnés Air&Cosmos

69a8564b4777a

Media DR

Le Magazine

N2977 ● 03 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Dernière minute

  • 15:00
    Kepplair vise une certification en 2027 pour le Forest Keeper
  • 08:08
    Lune : l’Italien Luca Parmitano sélectionné dans l’équipage Artemis 3
  • 13:22
    ArianeGroup, Exotrail, Aldoria, ThrustMe, Cailabs : quand Emmanuel Macron emmène le spatial français au Japon et en Corée du Sud
  • 13:15
    Vast embarque deux astronautes français
  • 13:41
    Un ICBM qui pose question

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

Facebook
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Partenaires
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
Depuis le 1er janvier 2025, des mandats d’incorporation de SAF s’imposent dans les aéroports européens dans le cadre du règlement (EU) 2023/2405, dit aussi « Refuel EU Aviation ». Si la première échéance n’a pas posé de problème, la production de carburants d’aviation durable encore limitée laisse planer de fortes inquiétudes chez les compagnies pour les prochaines étapes, mais rien ne dit que la Commission va accepter de revoir la législation environnementale européenne.

Alors que le règlement « Refuel EU Aviation » et les mandats d’incorporation de carburants d’aviation durable (CAD ou SAF pour « Sustainable Aviation Fuel ») sont entrés en application depuis un peu plus d’un an, il ne se passe plus un mois sans que des représentants de compagnies aériennes par le biais de l’Association internationale de transport aérien (IATA), Airlines for Europe (A4E) ou la Fédération Nationale de l’Aviation et ses Métiers (Fnam) en France, ne tirent le signal d’alarme sur la mise en œuvre des prochaines étapes des mandats et de la nécessité de les assouplir.

Pour rappel, les mandats de Refuel EU imposaient en 2025 que 2 % du carburant disponible dans les aéroports européens soit du SAF, et ils imposent que cette proportion passe à 6 % à partir de 2030 (avec un sous-mandat de 1,2 % pour les carburants de synthèse), 20 % à partir de 2035 (avec un sous-mandat de 5 % pour les carburants de synthèse), 34 % à partir de 2040 (avec un sous-mandat de 10 % pour les carburants de synthèse, et jusqu’à 70 % à partir de 2050 (avec un sous-mandat de 30 % pour les carburants de synthèse).

Une production mondiale de SAF qui devrait baisser en 2026

Rappelons que ces mandats d’incorporation sont d’autant plus importants qu’ils doivent structurer le marché européen des SAF. Dans toutes les projections de décarbonation du transport aérien mondial, reprises notamment dans l’Objectif ambitieux collectif mondial à long terme (LTAG) adopté le 7 octobre 2022 durant la 41eme assemblée de l’Organisation de l’Aviation Civile (OACI), les SAF rentrent pour 60% dans la trajectoire de décarbonation du transport aérien mondial qui doit mener au « zéro émissions nettes de CO2 » à partir de 2050.

Mais, comme l’a rappelé l’Association internationale de transport aérien (IATA), la production mondiale de SAF devait atteindre 1,9 million de tonnes (Mt) en 2025, soit le double de la production d’un million de tonnes de 2024, mais seulement 0,6 % de la consommation totale de carburéacteur. Toutefois, l’IATA prévoit qu’en 2026 la croissance de la production de SAF ralentisse à 2,4 millions de tonnes, soit 0,8 % de la consommation totale de carburéacteur. En mars 2025, une étude du Boston Consulting Group (BCG) avait déjà annoncé une décélération de ce marché en développement, avec des annonces de nouveaux projets de production de SAF qui avaient chuté de 50 à 70% entre 2022 et 2023. L’étude du BCG a été réalisée auprès de 500 professionnels, issus de 207 entreprises du transport aérien, principalement situées en Amérique du Nord et en Europe de l’Ouest. Sur cet ensemble, 80% des entreprises se disent confiantes dans leurs capacités à atteindre les objectifs SAF de 2030, mais seulement 14% se sentent suffisamment préparées. Au-delà des problèmes liés à l’accessibilité des biocarburants, c’est principalement sur les sous-mandats concernant les carburants de synthèse que se concentrent les inquiétudes des compagnies aériennes, car là, la production est inexistante.

« Il ne faut pas perdre de vue qu’il y a une clause de revoyure dans le règlement ReFuel EU Aviation, fixée à 2027 », précise Laurent Timsit, délégué général de la Fnam. « Une fois qu’on a dit cela, tout est modifiable. Un règlement est un règlement jusqu’au moment où on décide de le changer. Donc si les institutions européennes considèrent que le cadre a changé et qu’il y a des correctifs à apporter, il est toujours possible de modifier le règlement ».

Newsletter

La Lettre Quotidienne

Entrez chaque jour au coeur des enjeux de l'aéronautique, de la défense et du spatial avec l'expertise de la rédaction et suivez les actualités structurantes de ces secteurs stratégiques.

Illustration de la newsletter La Lettre Quotidienne

Une adaptation limitées des mandats ? 

Néanmoins, il semble que l’étendue de l’éventuelle modification soit limitée. « La Commission a répété à de multiples reprises que le mandat était là pour rester et que si des ajustements à la marge sont possibles, le principe du mandat, y compris le sous-mandat sur les carburants de synthèse, ne seront pas remis en cause. Effectivement, il y a une clause de revoyure en 2027, mais dans ce qu’annonce le Commissaire, il n’est pas question de toucher aux mandats. Il est juste évoqué un éventuel assouplissement des périodes de conformité. Ce qui est déjà en discussion serait le fait de pouvoir faire une moyenne sur plusieurs années, et ne pas avoir seulement une conformité par année. Cela permettrait de mettre en place une certaine flexibilité. On ne vérifierait plus si le mandat a été respecté sur une année butoir, mais plutôt en moyenne sur deux ou trois années », explique Jérôme du Boucher, responsable aviation pour Transport&Environnement (T&E) France.

« Les compagnies disent aussi deux choses : nous sommes inquiets sur la disponibilité de e-SAF à l’horizon 2030 au niveau prévu par le mandat, c’est à dire 1,2% puisqu’aujourd’hui on n’en produit pas une goutte, ou peu s’en faut. La deuxième inquiétude est que théoriquement en 2035, selon le mandat, il faudra incorporer 20% de carburant d’aviation durable. Si dans dix ans, on veut avoir un tel volume à disposition, il faut que les projets d’unités de production se manifestent, se réalisent et que des décisions d’investissement soient prises », ajoute Laurent Timsit.

Jean-Baptiste HEGUY

Sur le même sujet

Antonio Filosa, le CEO de Stellantis, dans l'usine de Mulhouse, le 2 juin 2026.

Article annonces légales 3 - UB pour Air&Cosmos

Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit. Suspendisse nec elit vitae mauris pellentesque viverra sit amet ut nisi. Integer lacinia nunc eget congue pellentesque.

Annonces légales
Air France

Annonce légale 2 - UB pour Air&Cosmos

Alors que le programme français EPR2 reste la priorité du groupe, EDF tente de décrocher de nouveaux contrats aux Pays-Bas et en Pologne grâce à ses EPR.

Annonces légales
Corse

Annonces légales test

Annonces légales
Dans sa nouvelle architecture, la Commission entend d'abord réserver un tiers de ces fréquences à des usages gouvernementaux, civils ou militaires.

Article Annonces légales - Air&Cosmos

Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit. Mauris in lobortis elit. Nullam auctor, metus sed feugiat pretium, arcu nulla varius velit, quis vulputate elit erat sed leo.

Annonces légales
Le Kepplair 72 tel qu’il devrait être en pleine séquence de largage.

Kepplair vise une certification en 2027 pour le Forest Keeper

L’avion bombardier d’eau multirôle Kepplair 72, dit « Forest Keeper », devrait entamer ses essais de largage à la fin de cette année. Développé sur la base d’un ATR cargo, il doit arriver sur le marché l’an prochain.

Premium
Innovation & technologies
Artemis

Lune : l’Italien Luca Parmitano sélectionné dans l’équipage Artemis 3

La Nasa a annoncé ce mardi 9 juin la composition de l’équipage d’Artemis 3, qui inclut: Randy Bresnik, Andre Douglas, Frank Rubio et l'Italien Luca Parmitano.

Premium
Sciences & exploration
Artemis 3 : qui sera à bord ?

Lune : l’Italien Luca Parmitano sélectionné dans l’équipage Artemis 3

La Nasa a annoncé ce mardi 9 juin la composition de l’équipage d’Artemis 3, qui inclut : Randy Bresnik, Andre Douglas, Frank Rubio et l'Italien Luca Parmitano.

Espace
Arnaud Prost (à gauche) et Thomas Pesquet, le 1er juin au sommet Choose France à Versailles.

ArianeGroup, Exotrail, Aldoria, ThrustMe, Cailabs : quand Emmanuel Macron emmène le spatial français au Japon et en Corée du Sud

Face à la énième menace de Donald Trump de quitter l’OTAN, Emmanuel Macron a passé la semaine dernière au Japon et en Corée du Sud pour développer des partenariats stratégiques. Dans sa besace, il a emmené plusieurs dirigeants d’entreprises du spatial, qui en ont profité pour signer des contrats ou des partenariats.

MCO